MA LETTRE OUVERTE A L' AIMEE

MA LETTRE OUVERTE A L' AIMEE
à ma petite Perle de rosée,


Si ! je vais t' écrire ! et comment ferais-je pour ne pas t' écrire ? Je viens de voir, de comprendre mille fois tes baisers, tes sensuels baisers du soir et du matin, et cela me rend heureux ! Ces baisers qui me rendront sage, il faut que je verse ma joie et mon enivrement quelque part, et que je te décrive à l' instant et que je dise un peu de ce qui me gonfle le coeur. Et que deviendrais-je cette nuit si je ne t' écrivais pas aujourd' hui ?
Ma Perle de rosée, ma bien-aimé, c' est moi qui te demande pardon de t' aimer , à mains jointes ! C' est moi qui ait besoin de couler mes lèvres sur tes lèvres, sur ton corps aimant, adorable, et te dire que je n' ai jamais plus aimé qu' hier même, et Dieu m' en est témoin. Ma Perle, je t' aime, il est dans sa destinée d' être ma vie ou d' être ma mort !

Oh ! aime-moi, aussi. Efface de ton coeur tout ce qui n' est pas l' amour, afin que ton coeur soit pareil au mien, je t' aime, et c' est tout ! Tes yeux ne verseront plus de larmes ! Oh ! que ton amour m 'est ravissant, subtil, langoureux et sublime ! Quelle nuit je vais lui devoir à cet amour, j' ai tant souffert, oui, j' ai tant souffert, vois-tu, ma pauvre Perle, jamais je ne t' ai plus aimée qu' hier, et qu' aujourd' hui, cela est pourtant vrai, dans cette frénésie dans cette folie d' aimer, pardonne-moi de t' aimer ainsi !

Mais sache que je t' aime comme jamais femme ne l' a été avant toi, et comme jamais femme le ne sera après. Je t' aime jusqu'à mourir. Ne te plains pas trop de cela, va ! Il n' y a rien de meilleur ni de plus beau sous le soleil ; que d' être aimé, ainsi ! Aime-moi de même, et le jour où tu prendras mon sang, je baiserai ta main qui m' aura donné tant de courage, tant d' amour et tant d' espérance . Nous nous aimerons, tu seras heureuse, parce que moi, je suis à tes pieds, je suis au ciel ! Parce que tu as fait de moi, ton Homme hire, ton Dieu, ton aurore blanche, ton Tout ! Je t' aime!

Frantz

# Posté le samedi 14 novembre 2009 04:57

Modifié le samedi 14 novembre 2009 05:08

L' AMOUR COURTOIS OU LE COUPLE INFERNAL

L' AMOUR COURTOIS OU LE COUPLE INFERNAL
à ma petite Perle de rosée,

afin qu' elle sache combien je l' aime,


Au XIème siècle, un nouvel art d' aimer surgit dans la société aristocratique occidentale, la FEMME , naguère encore tenue en mépris par la lourde tradition misogyne héritée des Pères de l' Eglise, devient soudain, dans le chant des Troubadours, le principe même et le sens de l' action masculine.

Le Chevalier, pour mériter sa Dame, doit " endurer le service d' amour " Véritable ascèse sexuelle et guerrière! Savamment accru par une longue liturgie amoureuse, le désir fait de l' amant le prêtre d'une nouvelle religion, dont la Femme constitue le centre. Le couple de " la fin amore ", c' est-à-dire, l' amour raffiné, dont Lancelot et Guenièvre restent le plus bel exemple littéraire est né : couple secret, nécessairement adultère, infernal, puisque opposé à l' idéal chrétien du mariage.

Heurtant morale et religion établies, l' amour courtois opère ainsi une triple rupture; dans les mentalités par le retour accepté du féminin, dans les moeurs, par la valorisation de l' adultère, et enfin et surtout par la spiritualité.

En effet, alors même que grandit l' étonnant culte de la Vierge, la transfiguration courtoise de la Dame en véritable Déesse salvatrice, ( c' est-à-dire, celle qui sauve " , ne marque t-elle pas, au sein de l' occident médiéval, l' un des aspects majeurs du retour subtil de la grande Déesse préchrétienne ?

Au XXIème siècle, l' amour de sa Dame existe encore ! L' amour du plus lointain, alors que nous savons qu' il est un amour impossible ! Mais sa Dame ne doit pas moins en être aimée !

Frantz

# Posté le samedi 14 novembre 2009 04:39

O VOGUE, VOGUE CYGNE BLANC

O VOGUE, VOGUE CYGNE BLANC
à ma petite perle de rosée,

Voici que je suis là, et que tu es bien belle
et tu n' es que l' été, et je suis automnal
sur qui tombe le soir, et toi la belle aurore
à l' âge où l' on se croit à jamais immortelle !

Mais le temps a passé comme brille l' éclair
hier encor j' étais fort et vivais dans mon rêve
tel le fin voilier blanc balancé par la mer
loin des récifs mortels et des banales grèves;

Mes noirs cheveux d' été ne sont pas toujours blancs;
je suis Phébus tout blond à la couleur du ciel
et parce que je te vois si belle et rayonnante
si pure et lumineuse et si belle à la fois;

je m' attache au flocon harmonieux et si pur ..

Frantz

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 09:47

FEMME DE TOUTES MES PASSIONS

FEMME DE TOUTES MES PASSIONS

à ma petite Perle de rosée,

Femme nue, femme belle,
vêtue de ta couleur qui est vie,
de ta forme qui est beauté,
j' ai grandi à ton ombre si délicate
la douceur de tes yeux bandait ma vie
et voilà qu' au coeur de l' été
je te découvre Terre promise
et ta beauté me foudroie en plein coeur;

Femme nue, femme belle
fruit mûr à la chair ferme
lèvres qui fait lyrique ma bouche
ta voix qui frémit aux caresses ferventes
O Dieu, que je l' aime !

Femme nue, femme belle,
ma gazelle aux attaches célestes,
tes perles sont étoiles
sur la nuit de ta peau ..
à l' ombre de ta chevelure
s' éclaire mon angoisse
au soleil de tes yeux !

Femme nue, femme belle,
je chante ta beauté qui brûle
parce que le destin
est jaloux de mon amour
je t' aime de mon amour lointain
sur les chemins de ta beauté.

Frantz



# Posté le vendredi 13 novembre 2009 08:35

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 08:59

MA PERLE DE ROSEE

MA PERLE DE ROSEE
à ma petite Perle de rosée,


Toute la vie j' ai cru
tant mon coeur était blême
tant ton rire semblait au visage perçu
que je mourrai de toi, que je meurs en moi-même
et que j' étais ton coeur en qui je me noierais.

Pourtant je suis celui qui n' aime pas m' éteindre
car je t' aime, et pourtant je n' ose l' exprimer;
et mon gémissement qui ne cesse d' entendre
ce que ton coeur me dit, et que t' aimer me chante !

Toute ma vie j' ai cru que mon être était mort
toute ma vie glacée, ma blessure entr'ouverte
j' étais ce quelque chose, comme un oiseau blessé
car je t' avais en moi, pour toujours, à jamais !

Il a passé du temps, des heures, des années
je ne remuais plus, tant je t' ai espéré
je me disais, je meurs, je suis mort, en moi-même
et soudain, l' alouette à chanté ta présence.

Frantz

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 02:34